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Seniors, comment bien vieillir ?

L’espérance de vie a fait un bond prodigieux en deux siècles. Les seniors arrivés à l’âge de la retraite sont aujourd’hui, en règle générale, plutôt en forme.

Et souhaitent le rester ! Or, contrairement à ce que l’on pourrait peut-être penser, bien vieillir procède d’abord d’une bonne hygiène de vie et de l’acceptation de son âge, et non d’une longue ordonnance médicale.

Équilibre alimentaire, activité physique, entretien de soi, vie sociale, quelles sont les recettes faciles qui peuvent être mises en œuvre au quotidien pour vivre en harmonie avec soi ?

« La clé du bien vieillir, c’est accepter son âge »

Vivre longtemps et en forme est d’abord une question de volonté et de bon sens. Entretien placé sous le signe de la sagesse.

Le terme « seniors » a investi la communication et l’information à destination du 3ème âge.

Il a été inventé il y a quelques années pour désigner les personnes âgées, représentées par les adultes de plus de 60 ou 65 ans, selon la législation des pays. On peut dire, pour résumer, qu’il regroupe les personnes de 60 à 80 ans. Car au-delà, nous ne disposons pas de données fiables nous permettant d’extrapoler de grandes tendances.

En gériatrie, on distingue généralement trois catégories de personnes âgés :

1) les gens qui vieillissent en bonne santé,

2) ceux qui sont fragiles; et.

3) les sujets malades.

L’âge ne caractérise plus le senior car on peut avoir 90 ans et appartenir à la première catégorie. Et inversement, avoir 66 ans et être vieux. La première est constituée d’adultes « un peu plus vieux », en bonne santé, devant tenir compte au quotidien de la diminution plus ou moins conséquente de leurs capacités physiques et intellectuelles. Les seniors de la seconde catégorie mangent moins, marchent moins bien, sont fatigués et globalement éprouvent de plus grandes difficultés à s’adapter à cette situation. Mais ils sont encore souvent autonomes. Et si tel n’est pas le cas, ils bénéficient d’aide et gèrent bien leur vie. C’est en quelque sorte un continuum entre le stade 1 et le stade 3, qui, lui, regroupe les personnes ayant besoin d’un suivi médical permanent et les très malades.

Des troubles communs à ces trois catégories

À commencer par l’ostéoporose qui débute à la ménopause chez la femme et autour de 65 ans chez l’homme. On constate également chez tous une perte progressive de la masse et de la force musculaire. En revanche, les maladies cardio-vasculaires, le cancer, le diabète, l’hypertension ou les troubles de la vue ne sont pas des pathologies liées exclusivement à la vieillesse, car celles-ci peuvent apparaître bien avant 60 ans.

Recommandations pour bien vieillir ?

En premier lieu, maintenir une activité physique régulière, que l’on pratique une heure par jour dans l’idéal ou 3 à 4 fois par semaine. Marcher, nager, faire du jardinage, entretenir sa maison, tout est bon tant qu’on la pratique sans forcer et à son rythme.

L’alimentation C’est le second point crucial. Il faut manger en quantité suffisante et de manière équilibrée. Cela peut paraître paradoxal, mais les besoins nutritionnels sont aussi importants que lorsque l’on est jeune car il s’agit d’entretenir une vieille machine qui a un mauvais rendement !

Continuer à tisser des liens sociaux, n’est-ce pas également un facteur important du bien vieillir C’est même un élément déterminant   Par exemple, faire partie d’un club du troisième âge pour, par exemple, jouer aux cartes, faire des sorties culturelles, ou bien à nouer des relations avec des voisins, des amis. Il faut rompre l’isolement, particulièrement néfaste aux personnes âgées, et stimuler chaque jour le contact social, qui est essentiel à la bonne santé psychique des seniors.

Le bon sens et l’entretien de soi comme secret pour vieillir en pleine forme. Il n’y a pas de secret.

La clé du bien vieillir consiste à accepter son âge. Tout simplement. La sagesse, c’est accepter que l’on ne peut plus faire à 70 ans ce que l’on faisait à 20 ou à 40. C’est de la responsabilité de chacun de s’entretenir et de se prendre en main. C’est un choix de vie que l’on a – ou non – la volonté de faire. Car vivre longtemps c’est formidable, mais seulement si on est bien avec soi-même.

La quête de la fontaine de Jouvence a inspiré bien des poètes … et des charlatans. Pourtant, il serait prudent de ne pas confondre record de longévité et espérance de vie. Et rassurant de savoir qu’une bonne hygiène de vie constitue l’atout maître des seniors en pleine forme !

Deux principes à ne pas confondre : le record de longévité, qui, lui, consigne des cas exceptionnels de durée de vie (Jeanne Calment, décédée à plus de 122 ans en 1997 par exemple), et l’espérance de vie qui est l’estimation de l’âge que peut atteindre la moitié de la population née une même année. Or, selon l’Institut National d’Études Démographiques de Paris, sa progression marque le pas.

En effet, passé 80 ans, l’espérance de vie semble très difficile à augmenter. Par ailleurs, les conclusions des dernières études, notamment françaises et américaines, démontrent que l’élimination des causes de mortalités les plus fréquentes (comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires et les attaques cérébrales) n’augmenterait l’espérance de vie « que » de 15 ans. Seules des découvertes inédites sur le processus même du vieillissement, dont les bénéfices seraient partagés par l’ensemble de la population, pourraient donc nous laisser espérer que, demain, nous pourrions tous être centenaires.
Pour patienter, rien de tel que de veiller à conserver une bonne hygiène de vie. Car, vivre de plus en plus vieux est une chose formidable. À la seule condition que l’on soit physiquement et psychiquement en bonne santé.

Outre une alimentation équilibrée et une activité physique, l’une des clés du bien vieillir est de cultiver avec humour et gourmandise son envie de vivre, d’échange et de convivialité.

Et, pourquoi pas, de s’intéresser à la prévention. Qu’elle concerne les solutions pour retarder l’apparition des facteurs du vieillissement, ce qui, en résumé, pourrait se traduire par « comment vieillir moins vite ? », ou qu’il s’agisse de dépister et diagnostiquer le plus tôt possible les troubles et pathologies qui conduiront à la dépendance.

Source : Bruno Lesourd, professeur de nutrition et responsable du département de gériatrie du CHU de Clermont-Ferrand.

Recherche : Ronald Doucet


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