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La vie est-elle menacée sur terre ? par Claude Villeneuve Professeur au département des sciences fondamentales - UQAC (Extrait tiré de «Quoi de neuf? - Octobre-novembre 2003)

A l'été 2002, l'expédition arctique du voilier Sedna IV a pu constater au cours son périple par le passage du Nord-ouest les effets perceptibles des changements climatiques.
 

Ils ont en particulier noté comment la fonte du pergélisol provoque des effondrements de terrain et comment les maisons et autres bâtiments construits sur ce substrat s'enfoncent lorsque le climat se réchauffe. La sécurité publique du Québec s'inquiète de la fréquence accrue des avalanches meurtrières dans les villages nordiques, on parle même de déménager le village inuit de Saluit dans l'Ungava en raison des risques pour la population que représente le dégel du pergélisol. Si le Nord était un précurseur de ce qui nous attend dans quelques décennies, devrait-on s'attendre a ce que la vie soit menacée sur la planète?

On est loin de là... Les modèles prédictifs des changements climatiques nous indiquent simplement que les hivers seront plus doux, les étés plus chauds et les printemps plus hâtifs. Ce changement sera d'autant plus notable aux latitudes élevées. On estime par exemple que le Grand Nord du Canada se réchauffera beaucoup plus brutalement que les zones situées plus au sud, ce que les observations de terrain confirment parfaitement. On parle aussi de l'accélération de la désertification, de problèmes avec l'approvisionnement en eau, de montée du niveau des océans et d'extension de certaines espèces envahissantes et de maladies tropicales vers les pays du nord. Par ailleurs, les scientifiques nous prévoient aussi une augmentation des événements climatiques violents comme les tornades, les ouragans, les précipitations violentes et le verglas. Beau programme en perspective pour nos enfants qui devront vivre ces changements.

Un problème intergénérationnel

Pourquoi devrait-on se préoccuper des changements climatiques alors qu 'il y a peu de chances que nous en soyons victimes ? I1 s'agit en réalité d'un problème de responsabilité et d'équité entre les générations. Une petite fille née au Québec en l'an 2000 a de fortes chances de vivre encore à la fin du siècle. C'est là que le bat blesse, car cette petite fille est notre enfant ou l'enfant de nos enfants. Qui voudrait lui léguer une série de catastrophes qui mettront en péril sa vie, celle de ses enfants et de ses petits enfants ? Car il faut bien le voir, les changements climatiques iront en s'amplifiant à mesure que l'humanité augmentera ses émissions de gaz a effet de serre. En effet, le temps de séjour de ces gaz dans l'atmosphère dépasse souvent le siècle. Nous connaissons donc les conséquences des émissions du vingtième siècle dont plus de la moitié ont été faites dans les trente dernières années, donc sous la responsabilité de notre propre génération.

Que faire ?

Si le problème est dû a notre génération, nous avons le devoir de montrer l'exemple pour tenter de résoudre cette crise appréhendée. Dans sa stratégie de lutte aux changements climatiques, le gouvernement du Cana da a proposé à chaque citoyen de réduire sa contribution de gaz a effet de serre de l'équivalent d'une tonne de Co2 par année. C'est quelque chose de relativement facile, si on considère que nous produisons à chaque année plus de cinq tonnes par personne en moyenne. Comment peut-on y arriver ? Par exemple, en choisissant une voiture moins gourmande. En effet, on peut économiser une tonne de CO2 pour chaque tranche de 2 litres aux cent kilomètres pour quelqu'un qui parcourt 20 000 kilomètres par année. Ainsi, en choisissant un véhicule qui consommes six litres aux cent km au lieu de dix, un ménage atteint son objectif d'une tonne par personne sans effort. En général, les activités qui réduisent le plus la production de gaz à effet de serre par les citoyens, ce sont les choix de consommation et les changements de omportements. Ces actions sont aussi porteuses de beaucoup d'effets intéressants pour d'autres composantes de l'environnement. Ainsi, on contribue à réduire le smog et la congestion urbaine, on réduit les précipitations acides, on améliore la sécurité alimentaire et en eau douce et on conserve la biodiversité en posant des gestes pour lutter contre les changements climatiques. Tout un programme pour la planète et l'éducation relative à l'environnement !

C'est dans les pays industrialisés que nous disposons des plus grandes marges de manœuvre pour réduire le problème du réchauffement climatique. C'est en effet chez nous que la plus grande part des émissions mondiales sont produites et c'est nous qui sommes capables de faire les choix appropriés. Pour d'autres populations moins favorisées, le problème est de survivre. Leurs niveaux d'émissions sont d'ailleurs de cinq à soixante fois moindres que les nôtres. C'est à nous de donner l'exemple.

 

1 Vitousek, P: et al., 1997, Human Alteration of the Global Nitrogen Cycle, : Causes and Consequences, U.S. Global     Change research Program briefing paper (26 février)

2 Lafrance, G., 2002,La boulimie énergétique, suicide de l'humanité, Éditions Multimondes

3 On peut consulter les rapports du GIEC en ligne à http://www.ipcc.ch

4 Hansen, ].A., 2002, in : Energy outlook, Agence internationale de l'énergie


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