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Médecine à la Nintendo ou le traitement pour angine de poitrine

Depuis quelque temps, j'éprouvais un malaise à la poitrine après avoir nagé trois longueurs de piscine ou avoir marché plus de 150 pas. Je pensais que ce problème était dû au vieillissement, étant au début de la soixantaine.
 

      Or, quand j'ai appris qu'un québécois, Robert Lacoste du Lac St-Jean,  âgé de 74 ans, avait réussi la traversée à la nage du lac St-Jean ( 26 kilomètres ),  j'ai commencé à douter de mon hypothèse. J'ai repensé à mon hérédité:  dans ma famille, la majorité des gens sont morts cardiaques. J'en ai parlé à mon médecin qui m'a référé au 'Centre cardiovasculaire de Laval' pour y subir un test d'endurance sur tapis roulant. Or, après quelques minutes de marche, le docteur Thérèse Béland m'a demandé d'arrêter. Son diagnostique était foudroyant:  j'avais possiblement une artère du cœur bloquée à 70%. Cette maladie est connue sous le nom d'angine de poitrine. Dans mon cas, ce serait probablement dû à un problème de génétique, puisque je suis non-fumeur et non obèse . Elle m'a référé alors à l'Institut de Cardiologie de Montréal… qui m'a rappelé dès le lendemain matin :  bizarre, vu la lenteur proverbiale de notre système de santé… (Il devait y avoir anguille sous roche!) Une première rencontre était fixée quelques jours plus tard. Une fois sur place, en moins de 3 heures, on m'avait fait une prise de sang, j'avais rencontré un des cardiologues et on m'avait  présenté deux vidéos sur le traitement suggéré soit un examen par la technique d'angioplastie coronaire pratiquée depuis 1977 (coronarographie, via l'aine ou le bras). Le rendez-vous est fixé pour le lundi suivant à 7 heures le matin. On m'assigne d'avance ma chambre et mon lit. Moins de 2 semaines s'étaient écoulées entre le test sur tapis roulant et l'intervention.
 Arrivé sur place le lundi suivant, il suffit de se vêtir de la camisole d'hôpital et d'attendre. La veille, on m'avait prescrit 4 pilules de  Plavix  à prendre, un  antiagrégant plaquettaire préventif. Une fois sur place, on me branche un soluté dans une veine de la main gauche. On me roule vers une salle. On me glisse sur une autre table. Devant moi, à la hauteur de mon cœur, un appareil m'observe. C'est comme un gros œil qui semble voir à travers ma cage thoracique  À ma droite, deux cardiologues et une préposée regardent chacun un moniteur. On introduit un petit tube dans l'artère de mon poignet droit. Et là, le gros œil s'agite et bouge dans tous les sens. J'arrive à observer quelques images sur l'un des moniteurs. Les deux cardiologues me donnent vraiment l'impression de jouer au Nintendo avec leur appareil. Pendant une bonne trentaine de minutes, on enregistre une bande vidéo de mon cœur. À l'occasion, on me demande si ça va. Comme mon pouls baisse et que je commence à avoir chaud,  un préposé vient injecter un produit dans mon soluté et tout redevient à la normale. Tout ce beau monde passe ensuite dans une autre salle pour étudier la vidéo. En moins de quelques minutes, on me présente le problème. J'aurais besoin de deux 'stents', soit des petits tubes de treillis d'acier inoxydable insérés dans une artère coronaire obstruée. Coût l'unité: 3000$, heureusement payé par notre système de santé. Dans mon cas, l'un de ces stents sera logé dans le tronc commun, là où passe presque tout le sang qui alimente le cœur;  c'est un endroit problématique et risqué. On me consulte. Lorsque les blocages sont situés ailleurs que dans le tronc commun, la procédure du stent se fait sans problème.  Mais dans mon cas, normalement, un pontage serait nécessaire pour court-circuiter le tronc commun. Et si le stent faisait le travail ?  La décision est vite prise. On y va pour l'installation des deux stents. Pendant une autre trentaine de minutes, on introduit ces stents. Tout se passe à l'écran. Je ne sens absolument rien. J'ai même l'impression que l'action se passe en dehors de mon corps.
     Le traitement est terminé. On retire les instruments introduits dans mon artère et on coince l'artère avec un garrot. Le cardiologue m'informe qu'il me faudra revenir dans trois mois pour voir si les stents font bien leur travail. D'ici là, je dois prendre régulièrement mes médicaments. Retour à la chambre; il est environ midi… et j'ai faim étant à jeun  depuis minuit la veille.  Vers 13 h, on m'apporte un plateau. Le reste de la journée se passe en douceur. En soirée, on m'enlève le garrot.
 Retour à la maison le lendemain matin, je suis devenu un nouvel homme. Je devrai prendre quatre médicaments tous les jours pour au moins un an et réduire temporairement mes activités et mon rythme de vie: c'est le prix à payer pour conserver une bonne qualité de vie.
     Quelques jours plus tard,  j'ai rencontré le docteur Béland du 'Centre cardiovasculaire de Laval'. J'apprends alors qu'ils sont allés au plus pressant en dégageant les deux passages les plus obstrués des artères de mon cœur pour éviter le pire. J'apprends également  que ma 'tuyauterie' (artères) peut aussi être bloquée à plusieurs endroits et qu'un blocage même de 30% peut s'avérer grave. Or, deux de mes artères étaient bloquées à 70% dont celle du tronc commun. J'ai demandé si je pouvais m'inscrire à un programme de conditionnement physique: on me ne l'a pas recommandé pour l'instant. On me suggère la marche... D'ici 3 mois, on verra: une autre intervention sera faite pour vérifier si le stent posé dans le tronc commun fait bien son travail. Plan B: faire un pontage pour court-circuiter cette artère.
    Entre-temps, j'ai quatre médicaments à prendre et je dois changer ma diète. Finis les gras trans et les gras en général! À partir de maintenant, mon épouse et moi lisons les étiquettes des produits à consommer. L'émission de télévision «L'épicerie» (Radio-Canada) a établi une liste de produits ne contenant pas de gras trans. Cliquez ICI. On a découvert les vertus de la cuisine méditerranéenne (délicieux!)  et, pour une petite bouchée sucrée, on se console avec des biscuits Voortman et des desserts sans gras.  Bien sûr, notre consommation de fruits et légumes a plus que doublée, ainsi que nos menus de poissons.  En fait, manger santé a quand même bon goût…
 Et vous dans tout ça? Si vous avez des malaises à la poitrine pendant ou après une marche, allez passer un test. Si vous devez subir la coronarographie, ne vous inquiétez pas:  on en sent les effets bénéfiques dès le premier jour.  Vous aurez peut-être la chance de ne pas avoir à recommencer l'intervention si vos blocages sont 'bien' placés! Et dès aujourd'hui, optez pour une diète méditerranéenne ! Vous vous en porterez déjà mieux.
 La suite en mars 2005…

René


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