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J'ai une maladie (diabète) mais je ne suis pas malade par Robert Laquerre

De retour d'une mission de paix en Macédoine en octobre 1994, j'ai pris rendez-vous avec mon médecin pour lui expliquer les drôles de sensation que j'avais ressenties lors de mon séjour là-bas. A ce moment-là, j'ai 45 ans (ok, 46 ans puisque ma fête c'est le 17 novembre).

+ deux entrevues à écouter  
Le diabète, la nouvelle épidémie.  +  Une dégustation avec Marie-Ève

 

J'avais perdu beaucoup de poids, je me sentais fatigué mais je trouvais cela normal puisque j'étais l'adjoint au Chef de la Mission et que j'étais sur appel 24/24 heures pour répondre aux urgences. J'avais une de ces soifs que j'avais peine à satisfaire mais je me disais que c'était encore une fois normal puisque nous passions 8 heures à la frontière nous séparant du Kosovo ou de la Serbie sous un soleil de plomb et dont la température frisait les 45 degrés Fahrenheit.  Ajouter à cela certains éléments de stress réels que je devais vivre à cause de la complexité de l'environnement dans lequel nous vivions tous.
 
De retour au cabinet du médecin celui-ci me donne le verdict dans des termes très corrects et très posés. Robert, dit-il, tu as le diabète. Je m'en retourne à la maison avec ma prescription de médicaments et je ne m'en fais pas plus qu'il le faut de mon état tout simplement parce que je n'ai pas voulu poussé mon questionnaire sur le sujet. Les 18 mois suivants je vivais 'normalement' en prenant mes médicaments de façon assidue. Mon médecin me revoit pour me dire que la situation se détériore et que je devais consulter un endocrinologue.
 
Quand je l'ai rencontré, il m'a fait part de ma situation pas très réjouissante et il m'a expliqué toutes les complications qui pourraient s'ensuivre si je ne faisais rien pour mieux contrôler mon diabète. C'est à ce moment que j'ai reçu le coup de masse en plein visage. À différents niveaux, on croit tous à tort de notre invincibilité et que ce seront les autres qui auront des problèmes mais PAS MOI.
 
Rage, frustration, déception tout y a passé. Puis un jour, en me rendant à l'hôpital, j'ai pris le temps de regarder les gens arriver à l'urgence. J'ai pris conscience que ma situation, quoique difficile a accepter, était vraiment moins grave que d'autres patients.
 
Voici les décisions que j'ai prises en  avril 1996 et que je maintiens depuis.

  • Il faut savoir composer avec une période légitime de réflexions et de sentiments variés qui débute le jour que l'on     apprend le verdict et qui inclue la période de deuil qu'il faut respecter. Le tout prend fin lorsque finalement on accepte 
    le verdict.
  •  J'ai arrêté de fumer en avril 1996 après plus de 34 ans de pratique assez intense.
  •  Injection d'insuline 4 fois par jour.
  •  J'ai consulté une diététicienne qui m'a réellement fait comprendre les méfaits de Burger King et de MacDonald et elle a surtout mis l'emphase sur les bienfaits d'une nourriture saine, diversifiée et prise à des heures régulières.
  • J'ai cherché dans la lecture (bibliothèque, Internet, etc...) à mieux comprendre ma maladie pour être en mesure de mieux l'affronter sur MON terrain.                    
  • Je fais partie de l'association du diabète qui offre des conférences de façon régulière et je suis abonné à leur revue qui m'a permis à deux occasions de participer à des protocoles de recherches et où vous êtes suivi pas à pas au point de vue médical.

       On ne peut faire face à la maladie seul. On doit être entouré d'une équipe qui dans mon cas se compose comme suit:  mon médecin familial avec qui j'ai une super de bonne relation, idem pour mon endocrinologue, mon pharmacien avec qui j'ai une belle complicité, mon épouse qui a été et qui est encore une personne attentive et à l'écoute et qui a revu de fond en comble les menus et la dernière personne pour qui l'équipe ne servirait à rien s'il n'y avait pas d'engagement de sa part c'est à dire moi.

    Quant aux exercices, ils se composent comme suit: en vacance nous avons opté pour la découverte de sites historiques et cela nous oblige à marcher une bonne partie de la journée et à escalader des collines ou un flanc de montagne. A la maison j'ai fait l'achat d'un exerciseur ( rameur ) et d'un tapis roulant que j'ai installés dans le garage et où nous pouvons écouter les cassettes de mises en forme. Je ne planifie rien et je ne m'impose aucune obligation de faire des exercices 2,3 ou 4 fois la semaine. Il faut que je me sente disposé à le faire et que je m'amuse. Il ne faut pas que cela devienne une corvée sinon il y a de fortes chances pour que l'idée de l'abandon me tente.

    Pendant l'été il y a tellement à faire sur mon terrain que l'exercice est au rendez-vous. Sans compter des petits travaux
   que j'effectue sur les propriétés de mes deux garçons. Faire le ménage dans son cercle d'amis(es) en se distançant des gens négatifs, bougonneurs, critiqueurs et qui  nous emmènent plus de problèmes que de joies. Arrive un temps où l'on doit se dire: ' Sauvez le Sauveur '.

    Un autre élément très important qui ne faut pas mettre en veilleuse et c'est le rire. Il nous permet de se détacher de  nos petits bobos et il est en soi une bonne thérapie. Faire ce que j'aime et me faire plaisir à l'occasion. L'important c'est de ne pas abuser.

   Pour terminer je dirais que l'on doit accepter les contraintes de la vie. Pour moi j'applique la maxime suivante: Vieillir, c'est vivre. Alors il faut savoir composer avec le fait que l'énergie a baissée, que la vue n'est plus la même, etc..
 
    Aujourd'hui je peux vous affirmer qu'avec ma discipline personnelle et ma philosophie de vie j'ai réussi, avec mon équipe bien sûr, a vivre de façon tout à fait normale comme tout être humain en santé. Le bilan médical ne surprend pas mes deux médecins car ils savent que je suis une personne décidée et que lorsque j'entreprend un mandat, je le termine.
 
J'ai une maladie mais je ne suis pas malade.
 
Robert Laquerre, membre de RIAQ-VOYAGES et RIAQ-FORUM
adrc1967@videotron.ca


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