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Un AVC par René Beauchamp (Janvier 2011)

Je reviens de loin du côté santé. Je vais bien et je me considère très chanceux. Je suis de retour sans séquelle après avoir fait ce qui semble être un AVC (accident vasculaire cérébral). Je suis  très heureux de pouvoir parler (ce qui n’était pas le cas le 30 janvier 2011) et de bouger de nouveau (tout le côté droit était paralysé).  Trois  jours à l’urgence de l’hôpital du Sacré-Cœur. Quelle aventure!  J’aurais bien pu y rester, mais, grâce à Dieu, tout est bien qui finit bien.

Depuis, j’ai eu des tas de messages où des personnes sont restées handicapées après avoir vécu un AVC. C’est effrayant de vivre les premières minutes de cette attaque sournoise où vous constatez que la moitié de votre corps ne répond plus à vos commandes du cerveau. Jusqu’où cela ira-t-il? Une amie me racontait qu’elle était sous la douche quand cela s’est produit en voyage. Elle a eu le temps à peine de fermer l’eau froide… et s’est fait ébouillanter par l’eau chaude sans ne pouvoir rien faire! Heureusement une amie est venue à son secours! Comment éviter que cela se reproduise? En diminuant le stress autour de vous... même chose pour moi. 

 Voici comment cela a débuté et probablement comment cela aurait pu être évité dans mon cas.

J’étais confortablement installé dans mon lit vers 22 h 30 un mercredi soir à lire mon roman préféré. J’ai entendu un bourdonnement intense dans l’oreille droite. Puis, j’ai senti tout le côté droit de mon corps s’engourdir et ne plus répondre à mes commandes de mouvements! Et quand cela s’est produit, c’est comme si la vie m’abandonnait! Sensation effroyable! Heureusement que j’ai remarqué que mon bras gauche n’était pas affecté. J’ai alors cogné tant que j’ai pu sur le mur pour attirer l’attention de Mimi, mon épouse. D’où l’importance de voyager et de vivre toujours à deux pour que quelqu’un puisse vous venir en aide. Pour les personnes qui vivent seules, cliquez ICI et inscrivez-vous dès aujourd’hui au programme SAVI du RIAQ. Je vous conseille également de cliquer ICI et de lire l'article «Liveline, Bip bip panique et Personal Alert System» pour ne plus être jamais seul(e) jour et nuit. Ces petits appareils et services peuvent vous sauver la vie! 

Retournons à ce qui m’est arrivé. J’étais étourdi mais je n’ai pas perdu connaissance. Je ne pouvais pas parler car ce qui sortait de ma bouche était incompréhensible! Mimi a appelé l’ambulance. Arrivé à l’urgence de l’hôpital du Sacré-Cœur, on m’attendait. Ils m’ont fait passer un scan et ont cru voir un blocage dans la région du cou.

Selon l’urgentologue, il y avait 2 plans :

Plan A : attendre que ça se remette à circuler dans mon cerveau.

Plan B : injecter un médicament pour débloquer, médicament qui peut aussi provoquer une hémorragie cérébrale et la mort immédiate.

Il a été décidé d’appliquer le Plan A. Jeudi matin dans la nuit, pendant près de 2 heures, on m’a demandé de tenter de bouger la jambe droite et le bras droit… sans succès. Heureusement à 2 h du matin, mon bras a répondu à ma commande … à ma grande surprise et au grand soulagement de l’urgentologue! La circulation électrique s’était rétablie. Après  12 heures, je pouvais me tenir debout sans grande assurance, mais c’était un début.

 Et samedi soir à 10 h, soit 3 jours plus tard, tout était revenu à la normale, sans aucune séquelle. J’ai eu mon congé et ça va bien depuis ce jour-là.

Juste pour vous montrer le régime de vie que je menais: 

  • Lundi dernier, j’ai donné un nouveau cours d’Internet à 14 dames de Blainville durant 2 heures pendant que dans le même local Il y avait un bingo avec micro et amplificateur! Première situation très stressante!
  • Mardi,  j’avais un Conseil d’Administration du RIAQ à Chomedey le matin et un Comité exécutif de l’AQG à Montréal ouest, l’après-midi. Puis, je suis allé fêter notre petite fille au resto pour ses 10 ans. Retour à la maison tard en soirée mardi.
  • Mercredi, j’étais avec deux collaborateurs de Radio-RIAQ de 11 h à 21 h.  Après le souper, j’ai mentionné à mon ami Gilles que j’étais «un peu fatigué» et pour cause!

Morale de l’histoire : modérer mes transports et les vôtres si vous vous sentez stressé(e) et fatigué(e).

Dorénavant, il me faudra limiter mes réunions et déplacements. Quant à vous, n’allez pas au bout de vos forces ou de vos réserves d’énergie: vous ne voudriez pas vivre l'expérience que j'ai vécue.

René qui a frôlé la mort
P.S.
- J’ai vécu 2 des 3 jours dans un couloir d’hôpital dont 1 jour à l’urgence près des portes des ambulanciers qui arrivaient avec leurs malades (air froid, senteur de diesel et lumière du plafond allumée même la nuit) et un jour à 2 mètres d’une machine à café payante (cling, cling, cling pour les pièces de monnaie et brou, brou, pusch, pusch et finalement glouglou pour le service du café même la nuit) et à  5 mètres du refuge du personnel infirmier (bla, bla, bla, bla toute la nuit) sans compter les quelques cas d’Alzheimer qui tapaient sur le plancher et criaient. Ce n’est vraiment pas le temps d’être malade! Prenez soin de vous!


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