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Une pilule capable de ralentir le vieillissement

La metformine vendue depuis 50 ans!

PHILIPPE MERCURE
LA PRESSE

Imaginez une pilule capable de ralentir le vieillissement. Une pilule qui retarderait l’apparition des maladies et vous procurerait des années de vie en santé. Trop beau pour être vrai ? Eh bien, peut-être pas.

Certains chercheurs soupçonnent que ce médicament dont rêve l’être humain depuis des siècles ne relève pas de la science-fiction… mais existe déjà. Il nous attendrait depuis des décennies sur les étagères des pharmacies, où il se détaille au prix des pastilles contre la toux. Son nom ? La metformine, un médicament bien connu des gens qui souffrent de diabète de type II et qui existe depuis les années 50.

Michael Pollak, directeur de la division de la prévention du cancer à l’Université McGill, fait partie d’un groupe de 15 scientifiques qui veulent en avoir le cœur net. Dirigé par le Dr Nir Barzilai, de l’Albert Einstein College of Medecine, à New York, le groupe a un objectif : vérifier si, oui ou non, la metformine peut réellement nous aider à vieillir moins vite.

« À ce stade-ci, on ne plaide pas pour que les gens prennent de la metformine. Si j’étais déjà convaincu que ça fonctionne, j’en prendrais moi-même, et je n’en prends pas. Nous plaidons pour qu’on fasse l’étude. »

— Le Dr Michael Pollak

Cette étude dont parle Dr Pollak serait extraordinaire à plusieurs points de vue.

« Ce serait la première fois qu’on testerait un médicament non pas pour sa capacité à traiter une maladie, mais pour combattre le processus de vieillissement lui-même », explique Michael Pollak.

Les scientifiques n’ont pas choisi la metformine (Glucophage ® ou Stagid ®), pour rien. La molécule a déjà permis de prolonger la vie des souris, et les chercheurs ont des raisons sérieuses de croire qu’elle peut s’attaquer non pas à une, mais à trois grandes épées de Damoclès qui menacent nos vieux jours : les maladies neurologiques comme l'Alzheimer, les maladies cardiovasculaires et le cancer. Autre avantage : après des décennies de commercialisation, le profil d’innocuité de la metformine est bien connu.

« Il est possible que, pour chaque maladie, le gain soit relativement petit. Mais pris ensemble, ça pourrait valoir la peine. Cette hypothèse ne vient pas des nuages – elle est suggérée par de nombreux travaux sur les cellules et les souris », explique le Dr Pollak.

Si les espoirs des chercheurs se confirment, la metformine ne nous ferait donc pas vivre jusqu’à 130 ans, mais retarderait l’apparition des grandes maladies liées à la vieillesse.

« L’objectif n’est pas que les gens meurent plus vieux et qu’ils soient malades plus longtemps, mais bien d’augmenter la durée de vie en santé », précise le Dr Pollak.

DES MILLIONS À TROUVER
Malgré les études qui s’accumulent et les promesses que fait miroiter la metformine, les chercheurs estiment qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

« On ne parle pas d’une étude banale de quatre mois qui coûterait 100 000 $, explique le Dr Pollak. Si vous testez un médicament contre la pneumonie, par exemple, vous pouvez avoir la réponse en quelques semaines parce que vous vérifiez s’il guérit ou non la maladie. Mais si votre objectif est d’étudier le ralentissement du vieillissement, il n’y a aucune façon de faire ça sans que ça prenne des années. »

Le plan des chercheurs est donc ambitieux : enrôler pas moins de 3000 personnes âgées de 70 à 80 ans, puis leur faire prendre de la metformine pendant de 5 à 7 ans. Coût total : environ 50 millions US, selon les estimations du groupe du Dr Barzilai.

Habituellement, ce sont les entreprises pharmaceutiques qui paient ce genre d’études. Si l’étude est concluante, elles peuvent ensuite commercialiser le médicament, récupérant leur mise avant de faire des profits.

Sauf que la metformine est déjà commercialisée contre le diabète de type II depuis les années 50. Son brevet est échu depuis longtemps et son prix de vente est dérisoire. Bref, il n’y a aucun intérêt pour les entreprises pharmaceutiques à financer l’étude dont rêvent les chercheurs.

« Si cette étude a lieu, ce sera avec de l’argent provenant du secteur philanthropique ou du secteur public, explique Dr Pollak. La contrepartie positive est que si on parvient à démontrer l’efficacité de la metformine, elle sera disponible presque gratuitement pour ceux qui la prendront. »

RALENTIR LE MÉTABOLISME

Comment diable un seul médicament pourrait-il combattre des maladies aussi différentes que le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’alzheimer ? « Ça a à voir avec le fait que ce médicament affecte le rythme général du métabolisme, répond Dr Pollak. Il diminue le rythme auquel l’énergie est consommée dans le corps – un processus fondamental qui affecte toutes les cellules. »

Il est donc exact de dire que c’est au processus de vieillissement lui-même que s’attaquerait la metformine. Si l’étude sur des humains est bel et bien lancée, le laboratoire du Dr Pollak, à l’Hôpital juif, serait appelé à jouer un rôle important : examiner ce qui se passe dans le sang des participants à la suite de la prise du médicament afin de documenter ses mécanismes d’action .

LA FDA DANS LE COUP

Le groupe du Dr Nir Barzilai a fait ses devoirs et a déjà discuté du design de l’étude qu’elle souhaite mener avec la Food and Drug Administration (FDA), le chien de garde du marché pharmaceutique américain. Celle-ci a convenu que si certains indicateurs bien précis sont atteints, elle acceptera de faire ce qu’elle n’a jamais fait auparavant : autoriser la commercialisation de la metformine comme médicament contre le vieillissement.

PILULE CONTRE HABITUDES DE VIE ?

Le Dr Michael Pollak admet que l’idée d’une pilule contre le vieillissement provoque toutes sortes de réactions, et pas nécessairement toutes positives.

« On me demande s’il ne vaut pas mieux adopter de saines habitudes de vie que prendre des médicaments, et la réponse est : bien sûr ! L’idée ici n’est pas de mal s’alimenter, de commencer à fumer et de prendre une pilule pour compenser. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est que les gens ne peuvent pas tous adopter les meilleures habitudes de vie. Si vous vous fracturez une hanche, par exemple, vous aurez beaucoup de difficulté à faire de l’exercice. »

Source: cliquez ICI.


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